Chapitre 11

Agir d’ici à 2030

Les conférences d’aujourd’hui et de demain

© ONU Photo - Iryna Turtaieva

L’ONU Genève, l’un des plus grands centres de conférence d’Europe, offre de nombreux espaces de conférence et de réunion et fournit divers services pour garantir la bonne coordination, l’accessibilité et la sécurité des manifestations et veiller à ce que celles-ci soient fructueuses tant pour les participants que pour les organisateurs.

L’ONU Genève, qui privilégie l’orientation clients et l’adaptation à leurs besoins, a lancé en 2018 une initiative sur la gestion des conférences d’aujourd’hui et de demain afin de comprendre comment l’expérience clients pourrait être améliorée et de quelle façon les besoins des organisateurs pourraient évoluer d’ici à cinq ou dix ans.

L’ONU Genève a analysé les innovations et les technologies de conférence susceptibles de mieux répondre aux attentes des clients et de contribuer à la gestion efficace des mécanismes intergouvernementaux. En 2019, elle a mené une série d’entretiens, une enquête et un exercice d’observation pour évaluer les besoins, avant d’élaborer plusieurs projets sur la base des commentaires reçus.

Ces projets visaient à améliorer la circulation à l’intérieur des bâtiments, le formatage des documents de séance et les orientations fournies aux organisateurs de réunion, ainsi qu’à développer des technologies de reconnaissance vocale pour produire des procès-verbaux autorisant la recherche plein texte.

Découvrez comment l’ONU Genève travaille pour améliorer l’expérience de conférence.

Projet Changement de Perception

#NewWork : créer l’environnement de travail de demain

© ONU Photo - Adam Kane

En créant un environnement de travail propice à l’épanouissement de son personnel, l’ONU Genève se donnera les moyens de continuer à jouer un rôle de premier plan au niveau mondial. Dans le cadre de l’initiative #NewWork, les fonctionnaires instaurent une culture du lieu de travail qui valorise l’innovation, la collaboration, l’apprentissage, l’autonomisation et la flexibilité.

En 2019, les fonctionnaires ont mis en œuvre différents projets qui contribuent aux cinq thèmes de #NewWork : Innovation et prise de risques, Collaboration, En forme pour l’avenir, Réseaux engagés et Flexibilité du travail. On peut notamment citer l’organisation de divers « défis de l’innovation », le déploiement d’outils numériques collaboratifs tels que Microsoft Teams, des activités d’apprentissage sur les nouvelles technologies et tendances en matière d’environnement de travail, l’expérimentation de nouvelles techniques de réunion telles que les « caucus » et la promotion de nouvelles modalités de travail flexibles, dont le télétravail. De nombreuses autres activités de ce type sont prévues en 2020.

L’initiative #NewWork, qui a déjà donné lieu à des changements positifs pour le personnel, permettra également à l’ONU Genève de disposer des outils nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

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© ONU Photo - Adam Kane

Le fil rouge des objectifs de développement durable

© Photo - Studio ODD Genève

Qu’obtient-on quand on associe une bobine de fil rouge aux 17 objectifs de développement durable (ODD) ? Une kyrielle d’activités qui mettent en évidence l’interconnexion et l’interdépendance des ODD.

Dans le cadre de sa mission consistant à expérimenter de nouvelles méthodes et à les mettre en œuvre pour aider les pays et d’autres acteurs à réaliser les ODD, le SDG Lab de l’ONU Genève a invité les participants au Forum régional pour le développement durable à matérialiser les liens entre les différents ODD.

Découvrir de quelle façon le SDG Lab appuie le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et contribue à son exécution.

« Nous avons essayé diverses choses, et c’était fantastique de voir le nombre d’histoires intéressantes inspirées par la présentation visuelle de ces liens », a déclaré Nadia Isler, Directrice du SDG Lab, à propos de l’activité organisée pendant les deux jours du Forum régional. « Cela a donné d’autres idées aux participants, qui ont analysé ce qui les avait poussés et incités à adopter une approche globale des défis au niveau national ».

SDG LAB

Combler le déficit de financement des objectifs de développement durable

© ONU Photo - Josie Bauman

Pour favoriser la transition vers une économie sobre en carbone − plus verte et plus inclusive −, nous devons associer les compétences, entre autres, des organisations internationales, du secteur privé, des organisations non gouvernementales et des acteurs spécialisés.

Accroître la collaboration en Suisse entre le milieu de la finance et les acteurs du développement international et mobiliser des fonds supplémentaires en faveur des objectifs de développement durable : tels ont été les principaux objectifs de la Building Bridges Week, qui s’est tenue pendant cinq jours au début du mois d’octobre.

Cette manifestation, qui a renforcé le rôle central de la Genève internationale dans le financement durable et l’investissement à impact social et environnemental, a été orchestrée par le SDG Lab avec l’appui de partenaires de premier plan ayant des bureaux à Genève.

Le point d’orgue de cette semaine a été la journée de réunion à laquelle ont participé, entre autres, la Présidente de la Confédération suisse, la Directrice générale de l’ONU Genève et les directeurs généraux d’UBS et de Julius Bär. Le milieu de la finance et les acteurs du développement international ont entendu l’appel au renforcement du partenariat, de la collaboration et du financement nécessaire à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La Building Bridges Week, qui a réuni plus de 1 000 participants dans le cadre d’une trentaine de manifestations, a permis de lancer un important débat sur les approches et les solutions à adopter pour combler le déficit de financement des ODD, auquel ont participé les principaux acteurs suisses de la finance, du Gouvernement et des autorités de réglementation, ainsi que des partenaires étrangers.

Le sommet de la Building Bridges Week a été le point d’orgue d’une action concertée qui

« démontre qu’à Genève et en Suisse, les parties prenantes s’unissent pour s’engager à mettre le financement durable au service des ODD, a déclaré la Directrice générale de l’ONU Genève, Tatiana Valovaya. Des initiatives comme celles-ci sont essentielles, non seulement parce qu’elles favorisent la compréhension mutuelle entre les secteurs du développement international et de la finance, mais aussi parce qu’elles instaurent un climat de confiance indispensable à la poursuite d’un partenariat durable à l’ère des ODD ».

L’art de poser des questions délicates : la série « So What ? » du SDG Lab

© Photo - Studio ODD Genève

« C’est grâce à des plateformes comme “So What ?” que nous parvenons à mieux comprendre la nature intégrée et interconnectée des 17 objectifs de développement durable », a déclaré la Directrice générale de l’ONU Genève, Tatiana Valovaya, au cours du septième séminaire « So What ? ».

Cette série de débats est axée sur la découverte et l’analyse des liens unissant deux ou plusieurs ODD apparemment sans rapport entre eux, et sur l’étude des moyens concrets de réaliser ces objectifs.

Les liens entre l’objectif 2 (Faim zéro), l’objectif 3 (Bonne santé et bien-être) et l’objectif 13 (Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques) étaient au centre du séminaire de décembre. Symbole de la diversité qui fait la richesse de la Genève internationale, les débats ont porté sur les activités que les organisations et les pays menaient pour promouvoir une action conjointe sur ces trois objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Dans une déclaration liminaire, le Président du Costa Rica, Carlos Alvarado Quesada, a présenté le plan mis en œuvre dans son pays pour parvenir à une décarbonisation complète d’ici à 2050 et son ambition d’un avenir à zéro émission nette. Il a fait part de l’engagement de son pays à devenir le premier laboratoire de décarbonisation au monde, « pour voir comment cela fonctionne en pratique et comment transposer cette expérience à grande échelle ».

 

« Sans un examen approfondi des liens qui existent entre eux, les objectifs de développement durable peuvent ressembler à un grand puzzle. Nous contribuons à mettre en lumière les possibilités offertes par le Programme 2030 et les défis qui en découlent », a ajouté la Directrice générale.

Des énergies renouvelables au service du multilatéralisme

© ONU Photo - Iryna Turtaieva

L’ONU Genève fournit de nombreux services pour remplir plus efficacement sa mission d’appui aux mécanismes multilatéraux. Pour contribuer à relever les défis que posent les changements climatiques, elle s’est engagée à réduire la consommation énergétique totale du Palais des Nations. Pour ce faire, elle améliore en permanence les infrastructures et les services pour atteindre les objectifs de durabilité et d’efficacité, tout en passant à des sources d’énergie propres, renouvelables ou à faible émission de CO2.

Grâce à un centre informatique moderne, mais qui produit de la chaleur et consomme de l’énergie, l’ONU Genève met à la disposition du personnel, des représentants et des visiteurs du Palais des Nations une infrastructure numérique stable et sécurisée.

L’ONU Genève a récemment installé un système de récupération thermique grâce auquel l’excédent de chaleur générée par les serveurs contribue à chauffer le bâtiment E en hiver et l’eau en été. Chaque année, ce système devrait permettre de récupérer l’équivalent de 420 000 kWh d’énergie, soit une économie de près de 70 tonnes de CO2 par an.

Un projet similaire permettra bientôt d’extraire la chaleur de l’eau que la cafétéria utilise pour la réfrigération et de la recycler dans certaines canalisations du Palais des Nations. Ce système devrait permettre de réduire de 34 tonnes les émissions annuelles de CO2.

L’ONU Genève gagne en efficacité et devient moins gourmande en ressources. Au cours de ces vingt dernières années, la consommation énergétique totale du Palais des Nations a diminué d’environ 35 %. Depuis 2017, l’ONU Genève affiche un bilan d’émissions nettes de gaz à effet de serre à zéro grâce à l’achat de crédits d’émission de carbone. En 2019, les unités de réduction certifiée des émissions provenaient d’un projet au Malawi visant à remplacer les cuisinières à forte intensité de carbone par des modèles durables et économes en énergie.